Inscrivez-vous à notre infolettre



Texte


       Linkedin Linkedin Twitter

L'OMBRE, L'EGO ET LA DROGUE

Je vous avais promis de revenir sur la dépendance aux drogues et autres expédients. Je vais l'aborder sous un autre angle : la facette autodestructrice de l'être humain communément appelée L'OMBRE.

N'hésitons pas à le dire, une grande partie des dépendances à la drogue ou l'alcool est dûe à... L'OMBRE.

N'hésitons pas non plus à ajouter que toutes les approches basées uniquement sur la « prise de conscience » avec un zeste de pop-philosophie se sont soldées par un échec. Car prendre conscience sans avoir les moyens de modifier ses comportements c'est se vouer à une vigilance permanente si pénible qu'elle sera fatalement de courte durée.

Chacun d'entre nous s'est forgé une identité fondée sur son ego ; nous nous y sommes assignés un rôle acceptable par les autres qui réduit l'expression de nos émotions. Plutôt qu'être qui nous sommes réellement, nous devenons la personne que nous pensons « devoir » être.

Avec le temps, cette personne devient le terreau parfait pour le développement de son ombre. Que ce rôle ait été créé pour compenser une inadéquation que nous percevons en nous, ou comme une stratégie pour répondre aux attentes de nos parents ou de nos amis — si nous tenons le rôle imposé par l'ego sans tenir compte des autres rôles possibles, nous finissons par créer une vie sans profondeur ni sens.

En jouant ce rôle, qui nous a été assigné, nous nous enfermons dans la structure de notre ego et nous restons dans l'identité que nous avons créée, parce que nous tombons dans l'état illusoire du déni en croyant que nous sommes cette identité.

En observant la vie que nous menons, la plupart d'entre nous percevons les limites et la répétitivité des rôles que nous jouons.

Bien sûr il est plus facile de repérer les rôles que jouent nos amis et les membres de la famille que les nôtres. Pourtant une simple observation de nos pulsions d'évasion (prise de drogue = pulsion de compensation) nous mettraient sur la voie. Oui mais quelle voie ?

Non pas la voie de la « conscience » mais la voie de la reconnaissance, la voie d'un nouvel apprentissage de la vie, la voie du développement de nouveaux réflexes et ce, dans la joie de la découverte de la richesse de son cerveau et de son esprit !

Bannière
Bannière
Bannière
Bannière
AddThis Social Bookmark Button