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Un nouveau modèle du stress, vraiment ?

« Le stress peut être envisagé comme le résultat d'une activation du préfrontal percevant une situation d'inadéquation et poussant à une ouverture vers des modes alternatifs. Plus difficile serait cette ouverture, plus fort serait

le stress résultant de ce conflit interne inconscient. La cause de la réticence à basculer vers un mode alternatif pourrait être une « non-acceptation » consciente de la réalité perçue comme désagréable et/ou inquiétante. Ce «refus» constituerait la partie émergée de schémas cognitifs rigides préexistants à la situation. Il en résulterait une « stressabilité », c'est-à-dire une potentialité à réagir par le stress face à une situation associée à une rigidité dysfonctionnelle. Cela expliquerait pourquoi le stress peut se manifester dès lors que l'individu est confronté, de façon réelle mais également imaginaire, à ladite situation.

Il apparaît probable que le cortex préfrontal (notamment dans l'hémisphère droit) « repère » et interprète l'inadaptation de la stratégie automatique en cours (grâce à la capacité d'anticipation reconnue du cortex préfrontal), et permette ainsi la formation d'un signal d'alarme. Si l'adaptation avait finalement lieu, le cortex préfrontal serait impliqué dans la régulation du signal d'alarme et de l'affect négatif par un phénomène de feed-back en connexion avec les structures cérébrales responsables de la genèse des affects négatifs (notamment l'amygdale) ; il inhiberait en parallèle les stratégies automatiques, mal adaptées, et permettrait l'application de processus relatifs à la sélection et au traitement des informations pertinentes dans l'environnement, et ainsi la mise en place de stratégies cognitives adaptées.

Ainsi, les émotions, les processus d'inhibition des stratégies automatiques et les stratégies adaptatives émanant du cortex préfrontal permettraient l'adaptation et la prise de décision d'un point de vue général et notamment social (Damasio et al, 2000 ; Christoff, et al., 2003 ; Oya et al, 2005). Cependant, la nature inconsciente inhérente aux processus préfrontaux représente un frein certain dans la mise en œuvre des stratégies adaptatives qui lui incombent (Reber et al., 1980), face à des stratégies rigides, sur-apprises ou devenues automatiques et relevant de structures anatomiques plus anciennes (Tassin, 1998). En accord avec Damasio (1999), nous formulons l'hypothèse que le cortex préfrontal souffre d'une « immaturité fonctionnelle » (considérant son apparition récente dans la phylogenèse), notamment à travers sa faible participation au cadre de la conscience.»

Voici donc un extrait du livre L'intelligence du stress de Jacques Fradin (Ed. Eyrolles)

Tout à fait conforme à la théorie que je développe dans mes stages. En Neuro-Coaching nous focalisons sur les modes mentaux nous permettant de développer les facultés d'adaptation de plus en plus nécessaires à notre mode de vie  actuel.

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