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ÉLODIE NE FAIT PAS LES SOLDES

GH : Élodie, comment ça marche ta traque aux Narcisses ?

Élodie : plus ou moins, surtout depuis que tu as écrit une lettre sur le sujet et puis on me dit que tu t’apprêtes à en écrire une autre n’est-ce pas ?

 

GH : oui dans quelques jours. Je vais donner un éclairage sur les conséquences d’un leadership narcissique et… des pistes pour l’éviter. Alors toi, Élodie, tu te prépares plutôt pour la traque aux soldes qui commencent sous peu ?

Élodie : non, je ne suis pas dans le mood. Je m’inquiète pour l’avenir de mes mômes…

GH : hum, si le septuagénaire peut t’éclairer…

Élodie : eh, je plaisantais l’autre jour, je ne t’ai tout de même pas traité de croulant. Monsieur a été vexé ?

GH : cela m’a beaucoup affecté, pour employer une métaphore : comme la pluie tombant sur les plumes d’un canard. Alors tu faisais allusion à tes deux enfants qui s’apprêtent à rejoindre la génération Y ?
Élodie : oui, ils angoissent sur leur avenir. En entreprise, on dit que les jeunes sont des employés infidèles. Est-ce le cas ?

GH : Non, on n’enregistre pas de différence entre la génération Y et les autres. Par contre, le contexte est différent. Autrefois les organisations faisaient miroiter des emplois à vie, ce n’est plus le cas. Les entreprises font face à une autre problématique.

Élodie : comme ?

GH : la conjoncture et les conditions d’emploi, génèrent des taux de roulement de personnel très élevés. On assiste également à une surenchère entre l’offre et la demande.

Élodie : c'est-à-dire ?

GH : pour éviter une surabondance de demandes d’emploi, les entreprises exagèrent les qualifications requises pour un poste. Il s’ensuit une escalade au niveau des CV présentés. Les Québécois diraient qu’on en beurre.

Élodie : c’est le foutoir…

GH : oui mais ce n’est pas dû à la génération Y. Les Y s’adaptent très vite. Et puis les Y cherchent à rester à jour pour garder une certaine flexibilité. Ils veulent pouvoir aller ailleurs et continuer à se développer.

Élodie : alors, ton conseil ?

GH : ce serait plutôt aux entreprises que je le donnerais. Que certaines entreprises mettent un bémol et ne misent pas trop sur la carte de l’attraction et des promesses. Autrement elles nourrissent des attentes qui, si elles ne sont pas comblées, seront considérées comme des trahisons. En fait, le contrat psychologique EMPLOYEUR-EMPLOYÉ sera rompu. Le climat de l’entreprise en sera nécessairement affecté et celle-ci verra, avec le temps, son budget RECRUTEMENT-FORMATION augmenter de façon exponentielle.

Élodie : et pour mes mômes ?

GH : je leur conseillerais fortement de travailler leur pouvoir de décision et d’action. C’est le reproche qui est fait à la génération Y. On peut y ajouter une lacune du côté du SENS DES RESPONSABILITÉS.

Élodie : et moi ! Comment je m’y prends pour les aider.

GH : c’est le rôle du père de s’occuper de cela dans l’éducation de ses enfants. Dis-lui de lâcher son ordi et de remplir son rôle.

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