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Quête de SOI ou quête spirituelle ?

Quête spirituelle ? Qu’appelle-t-on quête intérieure ? S’agit-il d’une démarche spirituelle ou d’un travail sur soi ? Que faut-il choisir lorsqu’on est en quête de réponse à son mal-être ? Il semble bien qu’il faille choisir les deux, un enseignement qui comporte tout à la fois un cheminement spirituel et un travail sur le SOI.

Pourquoi ? 

Parce que le travail sur le SOI, qui nécessite un travail sur l’inconscient, permet de mieux fonctionner dans l’amour et dans le travail – un fonctionnement plus harmonieux du moi, conciliant plaisir et réalité. La spiritualité, quant à elle, vise à trouver une sérénité indépendante des aléas de la vie, au-delà des préférences du moi. Pratiquement, la distinction entre un cheminement spirituel et un travail sur SOI est beaucoup plus floue et j’observe souvent, dans les ateliers Sens et Vie, un passage spontané de l’une à l’autre démarche, et même une véritable synergie.

C’est pourquoi je ne partage pas davantage l'opinion de ceux qui tiennent la spiritualité pour une fuite dans l’irréalité, que celle d’enseignants qui considèrent qu’il est aventureux de patauger dans les marécages de l’inconscient : dans les deux cas, nous recherchons la fin de la souffrance.

Nous entamons un travail de transmutation de SOI avec l’espoir de panser nos plaies, de nous délivrer de nos inhibitions ou de répétitions désastreuses, d’affirmer ce que nous sommes, enfin. Nous avons souffert de manques ou de chocs de l’existence que nous n’avons pas su intégrer. Nous avons tendance à incriminer la vie, les autres ou une part de nous même jugée « mauvaise ». Peu à peu, nous découvrons que la source de nos malheurs se trouve dans nos jugements, nos exigences et dans les deuils que nous avons refusés. Cette souffrance que l’existence nous a infligée dans l’enfance, nous la perpétuons, adulte, en conservant des réactions infantiles ou nous nous croyons toujours impuissants et dépendants, victimes en un mot. Au cours de l’exploration de notre royaume intérieur, notre moi recouvre peu à peu son unité, assouplit son fonctionnement, prend confiance en ses ressources et peut enfin assouvir ses plaisirs véritables.

C’est précisément à ce stade que nous pourrions ressentir un état de vide, un sentiment d’insatisfaction, le manque de quelque chose d’indéfinissable, l’impression que la vie tarde à prendre le tournant que nous escomptions, de faire du «sur place ». Arrive alors le questionnement existentiel, spirituel : que manque-t-il ? L’Absolu ? L’Amour ? Et là intervient le cheminement spirituel, il va mettre en évidence ce qui nous sépare de la vie : l’obstination du moi qui veut la vie à son idée et non telle qu’elle est. Et le chemin consiste à cesser de se fermer, à lâcher la prétention du moi à commander la vie. Le bonheur qui découle de cette démarche est d’abord discret puis il grandit et devient émerveillement et gratitude lorsque la certitude de n’être séparé de rien s’affirme. Aucun aspect de la vie n’en est exclu, comme un courant d’eau, il ne fait que se renforcer avec le temps. On comprend progressivement la différence avec le simple bonheur d’un moi plus épanoui, sujet à des revirements dès que la vie se montre plus dure.

Or ce nouvel état, cette transmutation de tout notre être, n’aurait pu s’obtenir avec la seule aide de la spiritualité. Nombre de disciples de voies spirituelles se sentent freinés par un moi souffrant, frustré, et auraient besoin d’une thérapie pour se réconcilier avec eux-mêmes comme avec la vie. Sinon, les refus qui les habitent et les dominent, malgré leurs efforts sincères : la colère, les désirs réprimés au nom de l’idéal spirituel grondent dans la profondeur, la peur, la tristesse du manque, tendent à se projeter sur leur maître spirituel et ils nourrissent envers lui une dépendance infantile. Au mieux, ils planent au-dessus des réalités de la vie ; au pire, ils deviennent des proies pour le dogmatisme et le sectarisme, et rien ne changera s’ils n’en passent par un travail sur l’ombre et les désirs.

Ainsi, dans votre quête de mieux être, vous prendrez peut être la résolution d’entamer une démarche qui intègre la spiritualité et la réalisation de SOI dans un même processus ? C’est ce que nous vous proposons dans Sens et Vie,

Je vous laisse méditer sur cette phrase de Henri Miller « Le but de la vie est de vivre, et vivre signifie être conscient, joyeusement, jusqu’à l’ébriété, sereinement, divinement conscient ».

© Guy Hauray, Ph.D. psychologie, MS anthropologie, concepteur du Neuro-Coaching

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