Angoisse et compulsions

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08-03-2010

L'angoisse névrotique :

Chez l'adulte comme chez l'enfant, la libido se change en angoisse dès l’instant où la pulsion ne peut atteindre satisfaction. Chez l'enfant, on observe que l'angoisse, à l'origine, n'est rien d’autre chose qu'un sentiment d'absence de la personne aimée. L’on remarque que les enfants dont la pulsion sexuelle est précoce ou excessive montrent une prédisposition à l'angoisse.

L’angoisse réelle :

Il convient de distinguer clairement l'angoisse réelle et l'angoisse névrotique. L'angoisse réelle est déclenchée par :

La perception d'un danger extérieur et elle est associée à un réflexe d'autoconservation. Notons que la réaction de protection pourrait intervenir sans s'accompagner de la sensation d'angoisse, laquelle, lorsqu'elle est trop intense, peut même constituer un obstacle en paralysant le sujet. L'angoisse ne répondant à aucun but, seule la fuite semble la solution.

L’incapacité à traduire ses pulsions en acte. Quelle que soit la peur sous-jacente qui paralyse l’acte (peur du rejet, peur du jugement etc.), le vide généré par le manque de «récompense» entraînera une pulsion de compensation.
 
L’angoisse selon Freud :

Sur le plan ontogénétique, Freud considère que l’enfant réagit à la perte de la mère, ce qui reproduit l'angoisse accompagnant l'acte de la naissance qui est une séparation d'avec celle-ci. II précise que cette séparation d'avec la mère laisse la libido inemployée, n'ayant pas   d'objet sur lequel elle puisse se porter. En cela, l'angoisse de l’enfant préfigure l'angoisse névrotique de l'adulte.

En effet, chez l'enfant, l'angoisse réelle n'intervient pratiquement pas. Un enfant est assez indifférent devant des situations réellement dangereuses, ce qui tient simplement à son incapacité à apprécier ce  danger. La différence majeure entre l'enfant et le névrotique est que chez ce dernier il ne s'agit pas d'une libido momentanément inemployée mais d'une charge affective (quantum d’énergie - affect) attachée à cette représentation qui la transforme en angoisse, quelle qu'aurait pu être sa qualité dans des conditions d'expression normale.

Bien entendu le processus névrotique ne se résume pas à cette production d'angoisse et, dans la phobie par exemple, il  intervient ensuite une projection; c'est-à-dire que l'angoisse est rattachée à un danger extérieur et, d'autre part, il y a formation de symptômes destinés à empêcher le contact avec cet objet extérieur phobogène.

Association dans l’inconscient de l’individu :

Les circonstances entraînent une association dans l’inconscient de l’individu, laquelle association engendrent le même type d’angoisse. Ainsi, l'enfant qui, dans l’obscurité, ne voit plus sa mère, pense la perdre et il réagit par de l'angoisse chaque fois qu'il se retrouve dans l'obscurité.

Angoisse et phobie :

Il faut distinguer ce qu'on appelle les angoisses d'attente, qui ne sont pas déclenchées par une situation particulière et, d'autre part, les phobies, où il existe un objet identifié comme cause déclenchante de cette angoisse.

Angoisse et sexualité :

L’insuffisance de décharge sexuelle ou l'abstinence sexuelle ne favorise la production d'angoisse que dans les cas où la libido ne trouve pas, par ailleurs, de dérivation satisfaisante, ou n'a pas été pour la plus grande partie sublimée.

Angoisse obsessionnelle :

Notons qu'une catégorie de névrosés, les obsédés, semble être épargnée par l'angoisse. Cependant, lorsque ces malades sont empêchés d'exécuter leur rituel, leur cérémonial, on constate qu'ils éprouvent une angoisse intense qui n'était donc que dissimulée derrière le symptôme.

Dans la névrose obsessionnelle, l'angoisse est remplacée par le symptôme (ex : alcoolisme, toxicomanie etc.). Il semble donc permis de conclure que les symptômes ne se forment que pour empêcher le développement de l'angoisse, comme « soupape de sécurité » qui, sans eux, surviendrait inévitablement.

« Le refoulement crée l’angoisse »

Pour conclure, et en nous plaçant dans la perspective du refoulement, on peut citer une phrase de Freud : « L'angoisse constitue la monnaie courante contre laquelle sont échangées, ou peuvent l'être, toutes les excitations affectives, lorsque leur contenu a été éliminé de la représentation et a subi un refoulement ». Ce que l'on a parfois résumé dans la formule : le refoulement crée l'angoisse.

Ainsi vous comprendrez pourquoi en Neuro-Coaching nous identifions et dynamisons les pulsions en partance afin de dissiper rapidement l'angoisse et ce, au Point-Focus 20.

Guy Hauray, Doctorat en Psychologie, Master en Anthropologie.
© avril 2003

Dernière mise à jour : ( 09-03-2010 )
 
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