La tête, le coeur et la décision |
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| 18-11-2008 | |
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Les liaisons entre l’amygdale cérébrale (avec les structures limbiques connexes) et les lobes préfrontaux, sont au centre du tumulte ou de l’équilibre entre la tête et le cœur, la pensée et les sentiments. La faculté de concentration La mémoire active est la fonction principale du cortex préfrontal. Cette fonction est perturbée lorsque le système limbique adresse aux lobes préfrontaux, les signaux d’une émotion forte (angoisse, forte anxiété etc. exprimées par de la colère). Ces signaux peuvent provoquer une paralysie neuronale en sabotant la capacité des lobes préfrontaux à entretenir une mémoire active. Nous constatons que, sous l’effet d’une contrariété, nous éprouvons de la difficulté à nous concentrer. L’apprentissage Les éducateurs constatent que les perturbations affectives durables portent atteinte aux facultés intellectuelles des enfants et les empêchent d’apprendre convenablement. Cette altération n’est pas toujours décelable par les tests d’intelligence. Des examens neuropsychologiques plus soigneux et l’observation des comportements impulsifs des enfants la mettent en évidence. Même dotés d’un QI supérieur à la moyenne, on constate que les résultats scolaires des enfants inquiets et turbulents sont médiocres. Ces enfants vont droit à l’échec scolaire, l’alcoolisme, la délinquance. Les processus décisionnels de l’adulte Cette inadéquation dans le circuit cortex préfrontal – amygdale – système limbique, observée par Antonio Damasio, neurologue à la faculté de médecine de l’université de l’Iowa, provoque une incapacité à prendre de sages décisions. Même si l’intelligence est restée intacte, les choix dans la vie professionnelle aussi bien que privée, s’avèrent désastreux, l’accès à la mémoire affective située dans l’amygdale étant altéré. Sur le plan purement psychique il est aisé de constater que les sentiments, agissant comme courroies de transmission entre la tête (conditionnements - jugements) et le cœur (affectif - émotions), sabotent souvent les décisions (sentiment de culpabilité, d’impuissance, d’amertume, etc.). Que faire pour rétablir la synchronie ? Engager un dialogue intérieur en focalisant sur les zones cérébrales concernées, à l'aide de leur représentation archétypique. La mobilisation, suivant des protocoles précis, des neurones sur les sphères d'influence à caractère sensitif, cognitif, affectif et spirituel, remodèle certaines parties du cerveau. La stabilité émotionnelle et les facultés de perception ainsi rétablies, favorisent les prises de décision sensées et congruentes. Lors de notre prochain rendez-vous, Danielle Proulx abordera l’anthropologie des quatre zones cérébrales « à la mode » en commençant par le reptilien. Guy Hauray |
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| Dernière mise à jour : ( 21-07-2009 ) |
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