La VOIE chaman |
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| 20-07-2009 | |
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Le chamanisme, qui s'appuie sur des enseignements et des traditions millénaires, est sans doute la plus ancienne discipline spirituelle connue. En fait, on peut affirmer que le chamanisme est la plus ancienne des réponses de l'homme à ses interrogations sur son devenir, sa vie, et la meilleure façon de la développer et l'enrichir. Les cultures traditionnelles de l'Arctique percevaient le monde comme un endroit rempli d'esprits et de forces mystérieuses. N'importe qui pouvait essayer d'utiliser ces forces, habituellement avec l'aide d'un esprit auxiliaire. Cependant, certains individus développaient leur capacité d'attirer et de retenir l'aide puissante d'un esprit, et avaient le pouvoir d'exploiter ou de contrôler ces forces au nom de leur communauté. On connaît ces praticiens religieux habiles et puissants sous leur nom sibérien de « shaman ». Certains étaient choisis dès leur enfance et formés par un « shaman » chevronné, d'autres étaient choisis par les esprits. Une fois développée, la conscience chamaniste permet l'émergence des facultés parapsychologiques cachées de l'être, en même temps qu'elle affine une relation subtile avec les mondes animaux, minéraux et végétaux. Ajoutons que cette voie de la connaissance, tout en étant une méthode inégalable d'auto-guérison, provoque une modification radicale des perceptions de l'esprit. On peut alors passer, à volonté, d'un état de conscience ordinaire (e.c.o.) à un état de conscience chamaniste (e.c.c.), ce qui permet de chevaucher les trois mondes du Corps, de l'Âme et de l'Esprit. C'est l'initiation que vous recevez dans mon stage LE DON DE L'AIGLE. La voie Yaqui de la connaissance La voie Yaqui nous est connue depuis les recherches de l'ethnologue Carlos Castaneda. L'initiateur ou benefactor, présenté dans ses récits, Don Juan Matus, le chaman Yaqui du Mexique, transmet son enseignement par une série de vingt et un noyaux abstraits, lesquels sont des schémas complets d'événements donnant aux élèves la possibilité de découvrir la nature de leurs propres limites et d'en permettre le dépassement. Pour le guerrier pacifique, tel que défini par les Yaquis, le tonal et le nagual constituent les deux aspects complémentaires de la réalité à laquelle il peut accéder. Le tonal est tout ce que nous sommes, tout ce que nous connaissons. Il commence à la naissance et s'achève à la mort. Le nagual, lui, ne fuit jamais, il n'est qu'action, il est la seule partie de nous qui peut créer, c'est l'inconnu. Cette présentation du connu et de l'inconnu se retrouve dans l'enseignement de Krishnamurti ainsi que dans le bouddhisme en termes de samsara et de nirvana. Ce qui peut être tenté au niveau du tonal ou de la conscience ordinaire, c'est de le convaincre de l'existence d'autres mondes, à travers les mêmes yeux. En revanche le nagual n'a pas d'explication, il ne peut qu'être observé. L'art de voir L'art de traquer utilise la perception amplifiée par l'état de conscience chamanique. Les quatre dispositions du traqueur sont : l'implacabilité qu'il ne faut pas confondre avec la dureté, la ruse qui n'est surtout pas la cruauté, la patience qu'il faut distinguer de la négligence et la gentillesse qui n'est pas sottise. Nous avons précédemment évoqué l'intention que les chamans appellent l'indescriptible, l'esprit, l'abstrait, le nagual. La maîtrise de l'intention est assez semblable, dans le principe, au yoga de la Grande Libération du Bouddhisme tibétain, pour qui, d'après Chögyam Trungpa « le tantra est intentionnel, mais la liberté est au cœur de l'intention ». Dans le concept du chamanisme Yaqui, pour devenir un homme de connaissance on doit devenir un guerrier… on doit s'efforcer, sans se plaindre, sans fléchir, jusqu'à réussir à voir. C'est ainsi qu'un guerrier doit apprendre à être dans son acte juste et à se dépouiller de tout ce qui est superflu, avant qu'il puisse même concevoir de contempler le nagual . « Être un guerrier, c'est apprendre à être authentique dans chaque instant de sa vie » dit Chögyam Trungpa qui souligne que « l'humilité est la première dignité du guerrier ». Le bon usage de l'énergie relève là aussi, d'un principe typiquement tantrique qui veut que pour être dans son acte juste, il soit essentiel de faire bon usage de l'énergie, c'est la condition première pour emprunter le chemin de la connaissance. © 2009 Guy Hauray, psycho-anthropologue |
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| Dernière mise à jour : ( 21-07-2009 ) |
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