Stress, burn-out ... parlons-en ...

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04-11-2008

L'immense majorité des gens consultant un thérapeute, un médecin ou un coach, souffre de stress. Un état de tension qui relève à la fois du biologique, du psychologique et du social, définit selon trois grands modèles :

• Selye : la réponse de l’organisme à toute demande qui lui est faite, dans une finalité d’adaptation.
• Laborit : réaction assurant la survie de l’organisme face à un danger. Cette réaction se produit lorsque l’individu, face à une situation stressante, ne peut ni lutter, ni fuir, subissant ainsi une inhibition de l’action aux conséquences potentiellement pathogènes.
• Lazarus : l’individu procède à une double évaluation face à une situation stressante : celle, primaire du danger ou de la menace que fait peser cette situation, et celle, secondaire, des ressources dont il dispose pour y faire face.

Ajoutons deux grands modèles concernant spécifiquement le stress au travail :

• Siegrist : l’effort que fournit l’individu va être atténué par le sentiment que cet effort est payé en retour. Cette récompense peut être aussi bien matérielle (rémunération) que sociale (reconnaissance) ou symbolique (sens donné à l’effort)..
• Kasarek : le travailleur est soumis à une forte demande tout en ayant un faible contrôle de son activité, et où, en plus, son soutien social est faible (caissières, serveurs …).

Constat : la tension nerveuse générée par l’élément d’inquiétude sous-jacent au stress, lequel ne peut être confondu avec l’état d’urgence, a des conséquences désastreuses sur la santé physique et psychique de l’individu.

Les solutions :

1. La plus coûteuse : la prise de médicaments psychotropes qui agissent sur le cerveau et sur l’état psychologique. Ils sont divisés en quatre classes : hypnotiques (somnifères), neuroleptiques (utilisés en cas de maladies mentales graves), antidépresseurs et anxiolytiques (tranquillisants). Les deux derniers sont les plus couramment utilisés contre la dépression et le stress.

• Les antidépresseurs soulagent la souffrance morale. Les plus prescrits sont les inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS). Au moment de l’arrêt, il existe un risque de syndrome de sevrage.
• Les anxiolytiques agissent rapidement sur le stress, l’angoisse et l’anxiété. Les plus souvent prescrits sont les benzodiazépines, qui entraînent, à long terme, une dépendance physique et psychologique.

Dans les cas de stress, la prise d’anxiolytiques apportera, certes, un soulagement rapide. À moyen terme c’est la solution la plus coûteuse : l’anxiolytique inhibe l’état anxiogène mais inhibe aussi les facultés qui permettraient de s’en sortir et de donner un nouvel élan à sa vie personnelle et professionnelle. Quinze grands médecins font aujourd’hui un appel contre l’abus d’antidépresseurs à la page 52 du magazine Psychologies de septembre 2008. En fait, la prise exagérée d’anxiolytiques pourrait se traduire, pour reprendre une expression de Josée Blanchette dans le Devoir, comme l’art de saboter sa vie par fidélité à sa douleur.

2. La plus dynamique :  le Neuro-Coaching.

Cette discipline, conceptualisée pour optimiser mon efficience de coach de terrain, est devenue, avec le temps, la base de travail d'un nombre grandissant de coachs et thérapeutes soucieux d'efficacité. Il est clair que tout bon coach doit s'assurer de la stabilité psychologique de son client avant de fixer des objectifs ou élaborer un plan de coaching. Il doit travailler en étroite collaboration avec médecins, psychiatres et psychothérapeutes si l'état de son client le requiert. Tous reconnaissent qu'un état de stress trop longtemps médicalisé neutraliserait, de toute évidence, la mobilisation des facultés nécessaires à la résilience du sujet.

J’ai identifié 35 facultés essentielles dont l’individu dispose pour se gérer et évoluer dans son environnement. Ces facultés sont sensées arriver à maturité vers l’âge de 22 ans et se construisent sur quatre niveaux de perception (sensoriel, affectif, mental, spirituel) ce qui correspond à quatre des zones cérébrales qui réagissent au stress. Ces réactions inter-cérébrales sont visibles grâce à l’IRM (imagerie par résonance magnétique utilisée par les neurosciences). Il s’agit là, très succintement, des zones cérébrales correspondant au reptilien, limbique, cortex préfrontal et néocortex.

17 de ces facultés pourraient être perturbées ou neutralisées par les conflits opposant ces zones cérébrales. L’art du Neuro-Coaching consiste, dans l'ordre, à :

1. Profiler rapidement les situations et les facultés dont dispose le coaché pour y répondre.
2. Enrayer les processus de stress réactif, burn-in et burn-out.
3 . Construire une intelligence émotionnelle.
4 . Développer la capacité de décision et stimuler les talents de leadership
5 . Basculer du stress réactif au stress créatif.

Le dialogue entretenu avec le coaché fait émerger l'information détenue par le subconscient et l’inconscient. La méthode suit un ordre précis, certaines étapes étant incontournables. Les résultats sont tangibles et observables dès les premières semaines.

De ce fait, le Neuro-Coaching est devenu un atout maître dans la panoplie des moyens dont peut disposer un coach, un cadre d’entreprise, un thérapeute ou tout intervenant.

En savoir plus sur le Neuro-Coaching

Guy Hauray, Ph.D., coach international, concepteur du Neuro-Coaching.

Dernière mise à jour : ( 19-11-2008 )
 
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