L'émotion comme moteur, vraiment ? |
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03-02-2010 |
Voyez ! Je reviens sur la question de l'émotion.
Lors d'une conférence au Canada, un artiste peintre était dans l'assistance. Impossible de se tromper, le béret à la française vissé sur la tête, le foulard émancipé, etc. Le genre à s'être attardé un peu trop sur la Place du Tertre.
Quoiqu'il en soit, ce charmant monsieur ne démordait pas de sa version : pour garnir ses toiles il carburait à l'émotion. Consternation, comme dirait notre ami Alain Souchon. Et la santé comment ça va ? Hum ... couci couça.
Et moi qui insiste : « je pensais que les artistes se laissaient habiter par leur inspiration et carburaient plutôt à la passion ?! ». Re-consternation mais cette fois de notre artiste, puis sa réponse : « c'est du pareil au même ».
Comment lui expliquer que justement NON. L'émotion, la belle, c'est la cerise sur le gâteau. Comment lui expliquer que l'intelligence émotionnelle est certes réelle mais la débilité émotionnelle aussi. Et qu'elle fait de sérieux dégâts.
Ça serait bien si on arrêtait d'encenser L'ÉMOTION. Moi, je suis souvent a-émotif. Des situations me laissent indifférent. Suis-je normal ? Par contre je me passionne pour beaucoup de choses. À la veille d'entrer dans ma soixante huitième année, il me semble tout juste débuter ma vie. Il faudrait peut-être que je consulte ... qu'en pensez-vous ?
Cet été et à l'automne j'offre un séminaire de 3 jours, Canada, France et Suisse. Le thème : LE FEU SACRÉ, de l'inspiration à la passion. Pour arrêter de se donner l'illusion de vivre en carburant à n'importe quelle émotion. De cesser d'être son propre visiteur. De s'habiter. @+ GH
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Dernière mise à jour : ( 03-02-2010 )
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